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Les autres romans sont présentés en bas de page.

Au sujet du livre

Le commissaire Luka enquête sur l’assassinat de la famille Colancourt : Jacqueline architecte d’intérieur, son mari et ses deux enfants, Paul et Hugo. Il mène les investigations avec ses adjoints, Philippo, Jean-Paul et Sadjo. Une autre affaire le préoccupe, une série d’assassinats du côté du Père Lachaise. Y a-t-il un lien entre les deux affaires ? Le commissaire aura à travailler avec Léna, une nouvelle substitut qui prend la place de son ancien ami, le substitut Savief. Luka s’occupe seul de sa fille Thalia avec laquelle il est en mauvais termes depuis la mort de la mère de celle-ci. Une suspecte prend consistance au fur et mesure du récit : Chloé. La question essentielle qui traverse ce roman se résume à : Qui est la proie de qui ?

Né à Saint-Denis, Olivier Issaurat hante soixante ans plus tard les ruines spinassiennes du front populaire, éloignées de six kilomètres. Il se déplace donc à une vitesse moyenne de 11,42 mètres à l’heure, ce qui pourrait de prime abord paraître une vitesse ridicule. En réalité, il met à profit la quasi immobilité de son voyage physique à travers l’existence pour en fabriquer d’autres. Selon l’adage cher à la gent féminine, il nous fait croire qu’il est plusieurs. Ce n’est pas exactement vrai. Il est habité de foules. Olivier observe ses contemporains, si attentivement, si passionnément qu’il perçoit à la fois leur apparence, mais aussi leurs origines, leur passé et pour notre plus grand plaisir, leurs travers et côtés obscurs. Ensuite, il les extrait de leur vie matérielle, les insère dans une trame dont il ne révèle pas la provenance, et marionnettiste schizophrène, les fait danser la danse d’une vie rêvée, parfois cauchemardée. On a toujours en bouche un mélange de saveurs diverses  quand on lit Olivier Issaurat : l’amertume des sorts inéluctables, le sucre des réactions humaines, l’acidité des machinations du destin, la sapidité de la révolte humaine… Mais le lecteur, même comblé, n’est jamais complètement assouvi, l’achèvement d’une épopée met simplement en appétit pour la prochaine dégustation !

Incipit écrit par un ami très cher, Jean ZIMMERMANN. Cette présentation me laisse sans voix.

Quelques personnages

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Un inspecteur

Lukas
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Sa fille

Thalia
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Jacqueline

Décoratrice d’intérieur
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Qui est donc...

Chloé
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Sadjo

Adjoint de Lukas

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Philippo

Adjoint de Lukas
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Dimitri

Un « clodo »

Chapitre 1 : Mardi 16 mars 2005

Solange était occupée dans la salle du fond à nettoyer les tables. La veille, la soirée avait été animée, beaucoup de monde au concert des Zéda et Martin’s. Un groupe qui sévissait dans le quartier et qui cherchait à se faire connaître. Sur le sol, les détritus en tous genres étaient rassemblés par gros tas. Les chaises avaient été retournées sur les tables et quelques caisses de matos contenant notamment la table de mixage d’occasion, la MG16XU de YAMAHA et les câbles de raccordement. Les pieds de micros avaient été regroupés et alignés soigneusement l’un à côté de l’autre sur l’estrade.

Chapître

Pages

A 6 heures 30 tapantes, le premier client poussa la porte. La serveuse continua d’astiquer la dernière table sans plus se formaliser. A cette heure matinale, ça ne pouvait être qu’une seule personne. Préférant vérifier, Solange allait abandonner son chiffon et sa bouteille de nettoyant multi surfaces lorsqu’elle entendit l’accent de Dimitri. – Salut la compagnie ! Alors on sert plus les amis de Stalingrad ! – J’arrive, s’écria Solange, je finis de préparer la salle. – Je me sers un peu d’eau, je crève de soif. Prenant appui sur le comptoir, Dimitri attrapa un verre sur la paillasse. Il pressa le jet de la pomme de rinçage et se servit à ras bord. Il s’installa sur la chaise haute, fit glisser le journal déposé un peu plus loin, passa en revue les gros titres, fila en dernière page lire la nécro. – La vieille de la rue Dufour est morte ? questionna-t-il. 6 7 – Les deux font la paire, vous et le Dimitri vous avez les mêmes centres d’intérêt ! s’écria la serveuse qui était passée dans l’autre salle. – Dites donc c’est une impression ou bien le Dimitri a l’air d’aller mieux ? continua le commissaire, en s’adressant de nouveau à Serge. – Alors seulement depuis la fin de la semaine. Je crois que c’est parce qu’ils ont recruté cette môme avec son clébard, ajouta Serge tout en se servant un grand café. Dimitri était un personnage de mauvais poil par principe. Un ténébreux qui en voulait à la terre entière.

En espérant que vous passiez un bon moment en compagnie du commissaire Lukas

Olivier ISSAURAT, écrivain… peut-être !

Au sujet de l’auteur.

Né à Saint-Denis où il prospère place du 8 mai 45 en poussant des tondeuses à l’âge de 3 ans sous le regard émerveillé des passants.

Les jeudis il est sous la garde d’un grand-père revenu des camps de prisonniers durant la deuxième guerre mondiale, qui fait de l’auteur un fervent staliniste tendance Pif le Chien.

Il faut la rencontre avec deux amis cambodgiens pour introduire le doute dans sa vision idéaliste du communiste.

Sa découverte de l’école sera faite de haine, d’incompréhension. Il sera fâché, encore à présent, avec l’orthographe. Peut-on trouver là l’explication à son envie d’écrire et sa persistance dans la médiocrité littéraire ?

Enseignant spécialisé, il côtoie la folie, surtout la sienne. Il terminera sa carrière dans un CMPP où la question du pouvoir a vidé l’établissement d’une partie du personnel.

Olivier Issaurat

Autres livres

Histoire d'Elle s

La Grenouille

La nuit toutes les ombres ne sont pas grises

Il est en ligne

CHRONIQUE D’UN ENFERMEMENT…

Je Une promenade tout au long du canal Saint-Denis sur un vélo. Mais aussi un promenade au travers du temps.