Les louves
Une histoire qui navigue entre le monde des Louves et celui des humains avec un commissaire qui tente d’y voir clair.
Ce roman débute à Berlin dans une chasse aux Dames de Louve.
Il se continue dans Paris entre psychiatrie et incompréhension où les flics essayent d’arrêter des massacres rituels.
Le monde des Louves
Gabriel
Je me souviens, c’est inscrit en moi comme un code indélébile. Le temps vacille mais je ne me laisse pas prendre dans les illusions qu’on jette en pâture à ces cafards qui peuplent la terre. Ils se multiplient, ils pullulent. Ils s’activent pour produire, pour se reproduire. Ils n’ont pas même la conscience d’un but commun. Le labeur est leur pénitence. C’est une race faible de fabricants. Ils se croient supérieurs, ils n’ont toujours pas compris que leur raison d’être c’est nous, les Dames de Louve et la caste des chasseurs. C’est peut-être mieux ainsi, ne pas savoir. Leur désespoir les anéantirait car ils sont fragiles. Ils ne savent plus combattre pour survivre, ils s’abreuvent d’images animées racontant des histoires qui les bercent d’illusions. Mais ils ne savent même plus ce que sont la meute et le sacrifice pour que le groupe survive. Ils ont dégénéré, ils s’endorment en se regardant le nombril. Le miroir aux alouettes les a embarqués dans un isolement qui les rend maussades. Ce ne sont plus des hommes, mais une foule que les images lumineuses ont droguée. Produire, se reproduire et voir, voilà à quelles divinités ils se sont aliénés. Ceux-là n’ont jamais su ou si peu. Les récits se sont perdus car on a fait passer les auteurs pour des fous. On les a gavés de drogue qui ferment les portes de l’esprit. Les quelques uns qui auraient pu les guider, sont maintenant des larves emmurées dans une rêverie qui tue à petit feu. Ces fous se sont scindés à l’intérieur d’eux-mêmes, ils ont tissé un monde de certitude sans se rendre compte que leur esprit est justement la limite du monde dans lequel ils se sont enterrés. Ils ont tué en eux leur vitalité pour préserver la logique d’un système de réalité qui n’a aucun sens.
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Le monde des humains
Estelle
Estelle déambule dans les locaux de l’hôpital Avicenne, le pavillon le plus vétuste. Elle pense à sa vie, elle n’est pas malheureuse, ni heureuse d’ailleurs. Elle a un ami, comme on dit. Tout ça pour dire qu’elle couche avec lui régulièrement. Il a un chez lui et elle possède un chez elle. Ils leur arrivent de passer plusieurs jours chez l’un ou chez l’autre. Plus souvent chez lui. Pour le moment, il n’est pas prêt à franchir le cap. Plus âgé, il sort d’une histoire difficile. Sa femme dépressive a fini dans le service de psychiatrie, celui-là même où Estelle officie. Sous la tutelle du professeur Lebovski, un éminent psychiatre de renommée internationale. C’est en s’occupant de cette femme qu’Estelle a fait la connaissance du mari, son futur petit ami. Elle a trouvé cet homme d’une beauté attendrissante, perdu au chevet de sa femme. La première fois qu’elle l’a aperçu, elle a eu envie de le prendre dans ses bras. De le bercer pour l’endormir, de l’embrasser pour le rassurer. Il avait l’air tellement désespéré face à une femme pour qui il était devenu une sorte de spectre. Femme qui est toujours à l’hôpital, en long séjour dans le pavillon bleu. Personne ne comprend pourquoi elle est plongée dans une dépression sur laquelle les médicaments n’ont pas prise. Elle réunit autour d’elle les psychiatres, c’est devenu un cas d’école. Lui va mieux, beaucoup mieux, surtout depuis qu’il fréquente Estelle. Il a troqué une « malade mentale » comme il dit pour un médecin psychiatre. Au final, il a quand même l’impression d’avoir trahi sa femme.
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L’enquête
Le commissaire Luka
Commissaire Séguéla. Il n’aime pas son nom, encore moins son prénom. Luka. En plus avec l’orthographe à l’allemande, une idée de sa mère. À l’époque elle était obsédée par les auteurs germaniques, Hegel, Goethe. Il avait été obligé de faire allemand dans son collège parisien. Il avait perdu tous ses camarades. Manquait plus qu’il fasse latin pour être la risée des potes.
Il ne comprend pas la scène qu’il a sous les yeux. Ça ne correspond à rien. Il n’y a aucune logique. Une secrétaire agressée au milieu des archives balancées en vrac. Etalées sur le sol, éparpillées tout autour du corps entaillé avec une arme blanche. Ça ne fait aucun doute. Il est prêt à parier que les lacérations sont du même type que celles qu’il a vues sur le lieu d’un crime rituel. Il a tout de suite fait le lien avec les informations issues d’autres coins de France. C’est lors d’une collaboration avec ses collègues de la police allemande qu’il a étendu son domaine d’investigation. Ce qui le déroute c’est surtout les trois corps abandonnés derrière le bâtiment au milieu des conteneurs de l’hôpital. Nuque brisée pour l’un, attaques à l’arme blanche pour les deux autres. Rien ne tient debout.
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iNFORMATIONS
Nombre de pages : 78
Est-il la continuité de la légende des Louves ? Est-il lui même une légende qui constitue l’origine d’une bataille sans fin avec les Chasseurs ? La réponse ce sera à vous de la donner…
Estelle
Elle pense vivre dans le monde des humains, mais elle peut finir par en douter malgré sa qualité de psychiatre. Elle tentera de s’occuper de Gabriel, à moins que ce ne soit le contraire.
Edda
Elle la fille d’Estelle et de Franck. Mais que vient-elle faire dans cette histoire ? Quel est son rôle ? Certains aimeraient bien le savoir… Et vous ?
Luka
Il est, dans cette affaire, le seul à tenter d’y voir clair. Réussira-t-il ? A vous de juger…
Pour les autres personnages, je vous laisse les découvrir au fur et à mesure de la lecture…
EXEMPLES DE MISE EN Page



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