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​Élucubrations du 15 octobre 2026

   Hier je participais sobrement à la manif des étudiants. Je me demandais si j’étais à ma place. Retraité qui a profité largement des « bienfaits » du capitalisme, qui a contribué au dérèglement généralisé de la planète, et qui a souri, pour ne pas dire plus, dans les années 70 aux premières actions écolos. Je ne sais pas, mais quand les étudiants ont gueulé « La jeunesse déteste le front nationale (pas de majuscules pour les fachos !) » je me suis mis à gueuler tout seul dans mon coin que la vieillesse aussi. Bon, c’est pas énorme comme action mais ça m’a fait marrer. D’ailleurs, un peu plus loin sur le parcours, un p’tit gars m’a tendu une barre de céréales pour que je me requinque. Il a dû penser que j’étais au bout de mes forces. La vérité, à la fin du parcours, j’étais rincé, et pas par les canons à eau, je suis parti avant, lâchement. Je devais me rendre à une causerie Anti Rép (avec majuscules !), je me suis carapaté chez moi, dans mon home, me tortorer une assiette de spaghetti à la carbonara. Il est vrai qu’après avoir hurler « Siamo tutte antifasciste » *, ça s’imposait.

   Non ?

* Dans un cortège à Nice, une manif lycéenne cette fois, une fille criait avec véhémence « siamo tuttÉ antifascistÉ ». Je l’interpelle pour lui demander la raison de cette prononciation qui tranchait avec les autres. Elle m’a expliqué que c’était moins genré. Comme elle avait une copine italienne qui confirmait, alors je prends ça pour argent comptant. Désormais je gueule aussi : Siamo tutte antifasciste ! 

La bise métaphysique

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Élucubrations passées :

​Premières élucubrations du 14 octobre 2026

   Une question s’impose, à qui est-ce que j’écris ? A personne ? puisque aucune entité n’existe dans ce vide internautique (Blog sur lequel je n’interviens plus à cause de leur changement de politique). A moi ? je ne le pense pas, car je n’ai rien à me dire. Il s’agit donc d’un journal intime ? impossible, j’ai passé l’âge, à 66 ans je sens le ridicule pointé. Alors ? à toi, mon ami.e qui est l’ extension d’une poignée de mes neurones. Imbrication synaptique qui génère une fantasmagorie à qui je m’adresse car l’écriture me manque. Elle s’est échappée de moi, j’ai gribouillé plusieurs romans et voilà que je suis dans l’impasse. Les idées se sont asséchées comme les rivières en ces périodes caniculaires. Alors je t’écris à toi qui vit dans ma tête, qui crie dans ma tête, ou bien qui m’ignore ou encore me critique vertement. « Mais pourquoi viens-tu m’emmerder à des heures indues, je n’ai pas que ça à faire d’écouter un vieux croton qui somnambule près de sa future tombe. »

La bise métaphysique